Demain est à nous

6eme-republique

L’été est fini et les instances délibératives des collectivités font leur rentrée. Pour autant, le flot des coups portés n’a pas cessé durant les semaines estivales.

Ainsi, le 24 juillet, l’Assemblée nationale adoptait en première lecture le projet de loi définissant une nouvelle carte des régions et organisant les futures élections départementales et régionales. Depuis, patatras, on apprend que la date de celles-ci jusqu’alors envisagée en décembre 2015 pourrait à nouveau évoluer et se tenir au cours du premier semestre 2015. Où quand la démocratie cède le pas à la technocratie…

Plus près de nous, la démission du « gouvernement de combat » Valls I a laissé la place au gouvernement sanguinaire Valls II : en l’espace d’une semaine de mauvais offices, celui-ci a proposé rien moins que de revenir sur les 35 heures, libéraliser le travail du dimanche à coup d’ordonnances, renforcer le contrôle des chômeurs, dépouiller la loi encadrant (timidement) les loyers… Rien d’étonnant donc à ce que le Premier Ministre ait reçu pour l’ensemble de son oeuvre une standing ovation par le Medef après avoir déclaré : « J’aime les entreprises ».

Les conséquences de cet approfondissement du rapport de force imposé par l’exécutif sont énormes. Pour François Hollande et le gouvernement bien sûr, qui cherchent à entériner définitivement le changement de nature de leur parti. Ils font ainsi la démonstration en imposant le silence à leurs troupes qu’il n’existe pas de point d’appui pour un changement de ligne politique qui passe par une recomposition sur les lambeaux issus de l’existant. Pour les élus du peuple ensuite, qui sont confrontés au quotidien à un désastre social et économique qui s’intensifie.

De là doit être tirée la feuille de route de la rentrée dans le cadre de l’exercice de nos mandats : agir avec conviction et sans concession au service de l’intérêt général, faire la démonstration par l’action et l’exemplarité, refuser les petits arrangements entre amis et autres combinaisons politiciennes qui se règlent derrière les alcôves. En tout et partout, nous devons avancer au grand jour sur des bases de clarifications politiques et institutionnelles et mêler le peuple à la discussion, faire sortir de nos assemblées les enjeux des débats.

C’est ce que feront nos camarades qui s’engagent pour les sénatoriales dans une quinzaine de départements pour que s’exprime clairement le rassemblement de toutes celles et de tous ceux qui refusent de prolonger le supplice infligé au peuple par la politique d’austérité du gouvernement, qui ne veulent plus des politiques clientélistes antichambres du vote FN et qui refusent le démantèlement républicain organisé depuis l’Elysée. Sans illusion sur la nature même de cette élection, mais pour tracer déjà la perspective qui essaime chaque jour un peu plus de la nécessité de passer vite à la 6e République.

Francois Cocq

Tribune publiée le 8 septembre 2014, sur les sites des élu-es du Parti de Gauche et Apparent-es « La Gauche par l’Exemple »

source : http://www.lagaucheparlexemple.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=489:demain-est-a-nous&catid=42:edito&Itemid=155

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