Dotations : la main qui étrangle

Tribune publiée dans le numéro de novembre de Champigny notre ville

Avant que le Conseil municipal de Champigny ait à se prononcer sur le budget de notre ville, le Parlement vote actuellement celui de l’Etat. En y baissant les dotations aux collectivités, Hollande et Valls étranglent les collectivités pour mieux les disloquer et s’affranchir du peuple.

Jugez plutôt : la principale source de revenus des collectivités, la Dotation globale de fonctionnement (DGF) attribuée par l’Etat, sera en 2015 amputée de 3,67 Mds€ (- 8,9%) ! Pour les seules communes, ce sera moins 2,07 Mds€. La dotation pour Champigny sera à l’avenant. Le nœud coulant passé au cou des campinois-es par les gardiens de l’austérité se resserrera.

Quant aux Départements, ce sera moins 1,15 Mds€. L’asphyxie avant la mise à mort avec la réforme territoriale qui prévoit leur suppression et notamment celle du Val-de-Marne et de ses politiques solidaires et de justice sociale.

La course folle à l’austérité est loin d’être terminée : d’ici à 2017, 50 milliards de coupes dans les dépenses publiques sont prévus dont 11 milliards pour les collectivités locales. Rien que pour 2015, 21 milliards d’euros seront rabotés sur les politiques publiques qui assurent cohésion sociale, solidarité et égalité.

Les choix de Hollande et Valls sont tout sauf abstraits et indolores : « Certaines missions de l’Etat devront être transférées ou abandonnées » annonce déjà Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat. Quant à la sécurité sociale, son budget sera amputé de 10 Mds€ l’an prochain. Heureusement que Champigny a conservé ses centres de santé ! Mais comment les alimenter quand dans le même temps Hollande nous fait les poches ?

Depuis 2008, entre Sarkozy et Hollande, la DGF sera passée de 40,06 Mds€ à 36,6 Mds€ (- 10 %). Pourtant, les collectivités ne pèsent que 9,4 % de la dette publique mais portent 70 % de l’investissement public. Les saigner a donc un autre objectif : s’affranchir du peuple et « dévitaliser » selon les mots d’André Vallini secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, les cadres de proximité dans lesquels s’exprime la souveraineté populaire.

Nous élu-e-s locaux devrions gérer la pénurie pendant que les liasses de billets s’accumulent dans les portefeuilles de la Finance ? Non merci ! Les parlementaires doivent maintenant choisir : être les élu-e-s de la Nation ou en devenir les bourreaux.

François Cocq

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s