Retour sur le Conseil municipal du 17 décembre 2014

Au fur et à mesure que passent les conseils municipaux, les élu-e-s frontistes de Champigny-sur-Marne prennent de l’assurance et reviennent à leurs fondamentaux : le mépris pour les plus fragiles et la haine de classe. Illustration lors du Conseil municipal du mercredi 17 décembre au cours duquel le Front National a dénoncé les logements sociaux de la ville avant de s’en prendre violemment aux syndicats et à leurs représentations locales. Il n’y a décidément bien qu’en campagne électorale que le FN essaie de faire croire qu’il se situe du côté des salariés et du peuple ! 

A l’occasion de la délibération n° 27 visant à verser des acomptes de subventions à l’ensemble des associations avant le vote du budget primitif 2015 (celui-ci sera voté le 15 avril et donc les associations bénéficient d’un acompte pour 2015 afin qu’elles puissent assurer leur fonctionnement), l’une des deux élus FN, Mme Récher, s’est livrée à une violente diatribe antisyndicale. Cette dernière a dénoncé l’intérêt public des syndicats sans faire dans la demi-mesure : « les syndicats de Champigny n’ont pas un intérêt public pour les Campinois ».
Les élus frontistes n’ont que faire des pratiques et de la Loi républicaines qui autorisent le subventionnement public pour les organisations syndicales afin qu’elles défendent l’intérêt des salariés. Pour mieux les contourner, les élu-e-s frontistes en sont réduits à nier l’objet même des syndicats comme ils l’ont toujours fait. 
Le FN est du côté des salariés mais à la seule condition que ceux-ci soit livrés en pâture au patronat.
Mais l’emportement frontiste trouve sa source dans la rancœur et la haine telles que les a explicitées Mme Récher après que syndicats et associations aient appelé à un rassemblement lors de la venue de Jean-Marie Le Pen à Champigny-sur-Marne début 2014. Mais au-delà, c’est bien la vision clientélaire de distribution des subventions par le FN qui apparait. Mme Récher veut punir les syndicats car pour le Front national, l’argent public doit servir les intérêts des élu-es et non pas ceux des habitant-es de Champigny. 
L’argent public est pour eux une monnaie d’échange contre la servilité.

Mais les Campinois-es souffrant de la dureté du coût du logement seront également ravis d’apprendre que dès le début du Conseil municipal, à l’occasion de la délibération n°1 relative à l’opération « Rousseau II » située au 87 boulevard de Stalingrad, l’autre élu d’extrême droite, Monsieur Rougier, a affirmé qu’à Champigny, « le quota de logements sociaux est atteint voire dépassé ». Le Front National et ses élu-es campinois-es se révèlent et montre leur sombre réalité : celle de la discrimination, du rejet des plus fragilisé-es, de la guerre ouverte contre les salariés et leurs organisations, et la mise à l’index de tous ceux qui ne se résignent pas à la division de la société qu’ils prônent. A Champigny comme dans les villes dirigées par le Front National depuis 9 mois, il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que les masques tombent.

A côté de ces échanges, comme il est d’usage à cette période de l’année, une grande partie du Conseil municipal a été consacrée à l’examen de divers comptes rendus d’activité (Sadev 94, SIPPEREC, SIFUREP). Le compte-rendu d’activité du Sedif sur le prix et la qualité des services publics d’eau et d’assainissement pour 2013 est celui qui a donné lieu à la plus grande discussion. François Cocq est intervenu pour rappeler que le Parti de Gauche déplorait que le Sedif ait confié une nouvelle fois en 2011 une délégation de service public à Véolia. Il a plaidé, rejoint en cela par EE-LV, pour que s’engage la recherche du cadre territorial le plus approprié (et les éventuels partenariats nécessaires avec d’autres collectivités) pour permettre de sortir de cette gestion privée de l’eau et permettre un retour en régie publique pour les Campinoises et les Campinois.

Mais puisqu’il s’agissait de formuler une appréciation sur le rapport 2013 du Sedif, François Cocq, s’appuyant sur les travaux de la coordination eau Ile-de-France, a tenu à mettre l’accent sur le fait que contrairement aux arguments du Sedif, c’est bien le prix de l’eau (et non l’assainissement) qui est responsable de la cherté de la facture. Chiffres à l’appui, François Cocq a démontré que le prix de fourniture par le Sedif est de 31 % plus élevé que celui d’Eau de Paris (régie publique à laquelle est revenue Paris) et que sur la part eau, le différentiel est même de 37 % ! L’intervention du Parti de Gauche a également permis de démontrer que depuis 2008, la part du délégataire Veolia a augmenté de 6,17 % (4,8 % pour l’inflation sur cette période) ! Les intérêts de Véolia sont à l’abri. François cocq a également dénoncé les tarifs dégressifs grande consommation qui poussent au gaspillage ainsi que l’utilisation de sels d’aluminium pour traiter l’eau alors même que l’on sait qu’ils représentent un danger sanitaire. Enfin, l’accent a été mis sur la nécessité pour le Sedif de veiller à ce que Véolia, spécialiste du genre, ne pratique pas des coupures d’eau auprès des usagers pour impayés, celles-ci étant interdites en France depuis la loi Brottes. Tout cela n’était pas apparemment suffisant pour l’opposition UMP fâchée avec les chiffres et qui s’est lancée dans une défense des intérêts de Véolia. L’entre soi oligarchique en somme…

Il convient également de noter que Jeannick Le Lagadec a présenté plusieurs délibérations relatives aux structures de petite enfance et qui permettent le financement conjoint de celles-ci avec la CAF. De même, ont été validées les nouvelles tarifications des vacances familiales pour l’été 2015 et celles pour les enfants et adolescents.

Enfin, la délibération n° 24 est importante en ce quel acte le début d’un processus pour l’arrivée d’un 6ème collège sur notre ville, le conseil municipal ayant donné son accord pour céder à titre gratuit un terrain au Conseil général. Ce projet permettra tout à la fois de construire un nouveau collège mais aussi sur le site actuel de reconstruire l’école Eugénie Cotton. Plus que jamais, alors qu’était livrée début janvier la maternelle Anatole France, Champigny s’engage pour notre plus grand trésor : le savoir et l’éducation.

Ce retour désormais régulier sur le conseil municipal s’inscrit tout à la fois dans une démarche d’information des Campinoises et des Campinois sur les délibérations débattues publiquement par l’assemblée municipale, mais aussi dans un retour sur leur action de la part des élu-e-s du Parti de Gauche suite au mandat qui leur a été confié par le peuple. 


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Le prochain conseil se tiendra le mercredi 4 février, à 20h30, salle du Conseil municipal (Hôtel de Ville). La séance est publique.

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Une réflexion sur “Retour sur le Conseil municipal du 17 décembre 2014

  1. Concernant, le Conseil Municipal, je tiens à dire que la Mairie a affiché sur son site internet l’ordre du jour de ce Conceil qu’après qu’il ait eu lieu.

    Pour le reste, le FN n’est pas contre les syndicats, mais après avoir lu le PV du Conseil, le FN demande à ce que cesse les subventions versées aux Syndicat par la ville, car ces derniers sont financés par les cotisations des adhérents, mais aussi par l’Etat.

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